UN OCEAN DE NECTAR

 

RAMANA MAHARSHI

le Maître du silence

Ramana Maharshi est un des plus grands sages et maîtres spirituels de l'Inde moderne. Il est venu pour transmettre l'ancienne Sagesse de l'Advaita-Vedanta sous une forme nouvelle, simple et claire, basée sur sa propre expérience, et a rendu accessible à l'homme d'aujourd'hui le jnana-marga, la voie de la connaissance.
Lundi 10 novembre 2008 1 10 /11 /Nov /2008 17:34

Un jour, quelques adeptes d'une secte qui condamne les idoles avec véhémence vinrent interroger le Maharshi.
Ils voulaient lui faire admettre qu'il est mal d'adorer Dieu dans une idole.

Leur porte-parole demanda :

"Dieu a-t-il une forme ?
-Qui dit que Dieu a une forme, répondit le Sage ?
"Si Dieu est sans forme, rétorqua le visiteur, il est sûrement mal de l'Adorer dans une idole.
-Laissons Dieu tranquille reprit le Sage, et dites moi d'abord si vous avez une forme ou si vous n'en avez pas.
"Evidemment , j'ai une forme ; vous le voyez bien.
-Quoi ? Est-ce que vous êtes ce corps d'environ trois coudées et demie, au teint basané, avec uen barbe et une moustache ?
"Naturellement.
- Etes-vous encore ce même corps quand vous êtes plongé dans un sommeil sans rêves ?
"Parfaitement. Quand je me réveille, je m'aperçois que je n'ai pas changé.
-Et quand ce corps meurt ?
"C'est encore vrai.


"Alors, demanda le Sage pourquoi le cadavre ne dit-il pas à ceux qui le préparent pour l'incinération :
Il ne faut pas m'emmener, cette maison m'appartient et je veux y rester ?"

Le visiteur alors comprit enfin son erreur et admit qu'il s'était trompé.
"Non, dit-il, je ne suis pas ce corps, mais la vie qui habite ce corps.

Réfléchissez, répondit le Sage, il y a un instant, vous admettiez très sérieusement que ce corps était vous-même, et maintenanr vous reconnaissez que ce n'est pas vrai.
Comprenez que c'est là l'ignorance intitiale, d'où sort inévitablement toute l'Ignorance qui asservit les hommes.
Tant que subsistera cette ignorance primordiale, peu importe, que vous conceviez Dieu sans forme ou avec forme ;
et quand cette ignorance disparaîtra, tout le reste disparaîtra en même temps."


Le Sage, a diagnostiqué la maladie -asservissement à la crainte et au désir- comme étant l'ignorance de la vérité de nous-mêmes, avec l'affirmation qui en est la conséquence :
nous sommes le corps.
Cette conception est d'ailleurs, confirmée par le fait -que la crainte et le désir- prennent naissance à cause du corps.

Par Sililia - Publié dans : ENTRETIENS
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Dimanche 9 novembre 2008 7 09 /11 /Nov /2008 09:39

Quelqu'un demandait au Maharshi ce que nous devrions faire pour mériter la grâce ;
 il répondit
:

 "Poseriez-vous cette question si vous n'aviez pas la grâce ?"

La grâce existe au commencement, au milieu et à la fin, car la grâce est le Moi.

Mais par suite de notre ignorance du Moi, nous nous attendons à ce que la grâce nous vienne de quelq'un d'extérieur à nous"

 Voici comment le Maharshi expliquait ce qu'est la véritable soumission du moi :

 "Tout ce qui est nécessaire est que nous fassions notre soumission à la source de nous-mêmes. Il n'est pas nécessaire d'apporter de la confusion en appelant cette source Dieu et en supposant qu'elle est quelque part en dehors de nous. Notre Source est en nous. Et c'est à Elle que nous devons faire notre soumission. Cela revient à dire que nous devrions chercher cette Source, et, par la force même de cette recherche nous fondre en Elle.

La question "Où est la Source?" ne peut se poser que si l'on croit que le Moi est différent de la Source. Si l'ego se fond dans la Source, il n'y a plus d'ego, plus d'âme individuelle, c'est à dire que le chercheur ne fait plus qu'un avec la Source.

Dans ces circonstances, quelle soumission peut-il y'avoir?

Qui se soumet à qui? Que reste-t-il à soumettre? Cette perte de l'individualité - qui d'ailleurs dès maintenant n'a aucune existence réelle - est la dévotion, la sagesse et la recherche."

Par Sililia - Publié dans : ENSEIGNEMENT
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Samedi 8 novembre 2008 6 08 /11 /Nov /2008 09:58

" O vous, héritiers de la Béatitude Immortelle !"


Existe-t-il rien de plus encourageant que ces paroles d'espérances ?

Ce n'est pas dans un péché originel que l'homme trouve la base de son existence, c'est dans la flamme dorée de la Lumière de l'Atman.

Le Maharshi l'a découverte, Il l'a trouvé seul, sans aucune aide extérieure.

Cette expérience directe du moi  est appelée aparokshânubhûti ; on la distingue de toutes connaissances obtenues par l'effort de l'intellectuel en ce que ces dernières impliquent toujours un rapport de sujet à objet, et par conséquent sont limités par l'espace-temps, et sans aucune valeur transcendante.
Celui qui a ainsi fait l'expérience directe du moi est considéré comme libéré, alors même qu'il vit encore ;
On l'appelle jîvanmukta.

L'existence de tels individus, qui sont des incarnations vivantes de la Vérité, rend cette Vérité démontrable.
La réalisation védantique de ces grands êtres donne en effet la posssibilité d'une application pragmatique, et leurs réalisations élèvent le niveau de la conscience humaine.
La recherche védantique va plus profondément que toute analyse objective de la matière ; elle va jusqu'à la base fondamentale de la perception, et comme telle nous donne une vue synoptique de la Vérité plutôt qu'un aspect tronqué.

L'intérêt que l'Occident pourra prendre à la vie et aux enseignements de Shri Ramana Maharshi proviendra de cette attraction universelle du Vedânta que l'on voit concrétisé chez le sage de Tiruvannamalai.

Voici l'impresssion produite par une visite au Maharshi sur quelqu'un qui apprécie l"atmosphère que l'on respire autour du Sage.

Dans un article sur le "yoga indien", Mr Lacombe, de l'Université de Paris, a écrit à propos du Maharshi:




Sa personne rayonne de force contenue, d'intelligence, de maîtrise de soi.
Flamme du regard intense et fixe sans dureté.
Douceur olympique des gestes, menus et délicats dans une stature immobile.
Il est tenu par  d'excellents juges pour un yogin très authentique et parvenu aux plus hautes réalisations ".

Il est l'homme le plus normal que l'on puisse jamais trouver. Il est en effet sthitiprajana, un homme dont l'intelligence est solidement assise. Je l'ai vu apparemment plongé en lui-même, alors que tout le monde le croyait absorbé dans son propre Moi ;
Or à ce moment quelqu'un à l'autre bout de la salle, fit des erreurs de prononciation en répétant quelques versets tamouls.
Le Maharshi ouvrit les yeux, corrigea l'erreur, puis referma les yeux et reprit sa pose habituelle.

J'ai constaté que l'on ne peut pas dire que le monde extérieur ne l'intéresse pas. Son esprit est parvenu à un degré extraordinaire de concentration, et comme cette concentration repose perpétuellement sur son état habituel de vie en jnâna, ou, comme le Sage appelle cet état, sahaja-sthiti, il n'est ni introverti, ni extraverti.
Tout simplement il EST.
Et par sa connaissance de la Réalité ultime, il est un avec elle dans toute son expression comme multiplicité dans la manifestation, Il est un avec l'univers dans sa totalité.



Un homme comme le Maharshi, qui a passé au-delà de l'ego ou qui ,en d'autres termes, a compris le processus de l'ego en remontant jusqu'à son origine, a "touché", comme le dit le Maharshi, la base même de la Réalité, d'où proviennent toutes les expériences.
Les Upanishads considèrent qu'un tel homme est devenu le moi du TOUT.

Par Sililia - Publié dans : DISCIPLES, OU CEUX QUI L'ONT CONNUS
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Vendredi 7 novembre 2008 5 07 /11 /Nov /2008 13:40

Il incarnait la perfection et portait à l'excellence tout ce qu'il faisait. L'observer dans la cuisine couper des légumes et préparer les repas était un enseignement en soi. Ceux qui vivaient en sa présence et partageaient son quotidien apprenaient par son exemple que porter la perfection dans chaque activité était une nécessité pour tout progrès spirituel.


En 1947, sa santé commença à décliner. Il ne pouvait plus recevoir les visiteurs à toute heure du jour, et les portes de la pièce où il donnait le darshan étaient désormais fermées la nuit.
En 1949, un petit nodule apparut sur son bras gauche qui se développa rapidement en une tumeur maligne. Il fut opéré à quatre reprises entre février et décembre, mais la tumeur revint chaque fois.

La dernière photo du Sri Lanka Bhagavan, pris 10 jours avant son Maha Samadhi

Le tout dernier jour de la vie physique de bahagavan il a dit ce mot à Sivananda Swami, un de ses préposés personnels :
"Santhosham" (je suis heureux). Le préposé a été déconcerté, donc Bhagavan a expliqué :
"L'anglais a un mot 'merci', mais nous disons simplement santhosham!"



L'entourage de Shri Bhagavan se doutait que sa fin n'allait pas tarder. Les médecins étaient impressionnés par son indifférence surhumaine vis-à-vis du corps et de la douleur.
Les douleurs devaient être atroces, mais l'expression de son visage ne restait pas moins tranquille, son sourire pas moins bienveillant.
Quand les fidèles déconcertés, le prièrent de se guérir par sa propre volonté, il répondit :
"Tout s'arrangera en temps voulu" et ajouta " Qui est là pour le vouloir"?

 

A une autre occasion, Bhagavan consola un disciple anxieux :
"Ils prennent ce corps pour Bhagavan et lui attribuent la souffrance. Ils prétendent que Bhagavan les quitte, mais où peut-il aller, et comment?"



Les derniers jours, des centaines de fidèles défilèrent devant la petite chambre qui avait été construite pour lui.
Shri Bhagavan, étendu sur son lit sur la véranda, donna le darshan matin et soir jusqu'à sa fin et ne permit pas qu'on l'arrêtât. Le vendredi soir du 14 avril 1950, la foule venue de loin et de près fut encore plus grande, et cette fois-ci, elle ne se dispersa pas après le darshan, se doutant que son état était critique.
Quand la fin approcha toute l'assemblée se mit à chanter l'Akshara-manamâlai avec le refrain
"Arunachala Shiva", "Arunachala Shiva"....... Les yeux de Bhagavan s'ouvrirent un peu ; sur ses lèvres apparut un léger sourire ; le long d'une joue coulèrent quelques larmes de félicité ; et à 8H47, une expiration...... et aucune inspiration. Pas de lutte, pas de spasme, aucun signe qu'il mourait. A ce moment même, une comète d'une lumière éclatante traversa lentement le ciel, se dirigea vers Arunachala et disparut derrière le sommet.



La forme visible de Bhagavan s'était absorbée dans la Réalité suprême d'Arunachala.
La comète a été vue dans toute l'Inde du Sud. Des fidèles à Madras se doutèrent alors de ce qui s'était passé et se précipitèrent à Tiruvannamalai : Henri Cartien Bresson, qui avait pris les fameuses photos des derniers jours de Maharshi, accourut pour vérifier si l'heure de la comète coïncidait bien avec le mahanirvana de Shri Ramana.

"Ils disent que je vais mourir. Mais je ne pars pas. Où pourrais-je aller? Je suis là".

 





où pourrais-je aller?

Par Sililia - Publié dans : LES EPISODES DE SA VIE
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Mercredi 5 novembre 2008 3 05 /11 /Nov /2008 22:46
 


Ramana Maharshi, à l’image de Dakshinamurti auquel il fût souvent assimilé, enseignait essentiellement à travers le silence bien plus que par la parole. "L’état qui transcende langage et pensée est silence (mauna). C’est une méditation sans activité mentale. La subjugation du mental est méditation, et la méditation profonde est un discours éternel. Le silence de parler. C’est un flux continu de langage. Il est interrompu par les paroles car les mots font obstacles à ce "langage" muet".
Ramana_Maharshi_190

Q - Pourquoi Bhagavan ne circule-t-il pas en prêchant la vérité aux foules ?

R - Comment savez vous que je ne le fais pas ? Est-ce que prêcher veut dire monter sur une estrade et haranguer le peuple ? La meilleure prédication est la communication de la connaissance ; elle ne peut se faire vraiment que dans le silence. Que pensez vous de quelqu’un qui est capable d’écouter un sermon pendant une heure sans que cela change la moindre chose à son comportement ? Comparez-le avec un autre qui s’assoit en présence d’un saint et s’en va au bout d’un moment en ayant complètement changé sa vision du monde. Vaut-il mieux prêcher bruyamment sans résultat, ou s’asseoir silencieusement en répandant une force intérieure ?

 

portrait7

Par Sililia - Publié dans : ENTRETIENS
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Dimanche 2 novembre 2008 7 02 /11 /Nov /2008 20:28

Shri Bhagavan expliqua une des stances d'un hymne composé par lui :

"Le soleil illumine l'Univers tandis que le Soleil d'Arunachala est si éblouissant que l'Univers est obscurci et que seule demeure une éclatante lumière ininterrompue. Mais celle-ci ne peut être perçue à l'état présent, seul celui dont le lotus du Coeur s'est épanoui peut la percevoir. Le lotus ordinaire fleurit à la lumière du Soleil des soleils.
Puisse Arunachala épanouir le lotus de mon coeur, afin que seule Sa lumière ininterrompue rayonne
!".


Un peu plus tard, Shri Bhagavan poursuivit :
Le miroir reflète des objets. Les reflets sont irréels puisqu'ils ne peuvent pas exister indépendamment du miroir. De même pour le monde : on dit qu'il est un reflet dans le mental et qu'il ne subsiste pas en l'absence du mental.

Alors la question se pose :
Si l'Univers est un reflet, celui-ci ne devrait-il pas être le reflet d'un objet réel, connu en tant qu'Univers, pour qu'il puisse se refléter dans le mental?
Cela reviendrait à reconnaître l'existence d'un Univers objectif. Mais, en vérité, ce raisonnement est faux.

C'est pourquoi on donne l'exemple du rêve.
Le monde du rêve n'a pas d'existence objective.
Comment alors est-il crée?
On doit supposer l'existence d'impressions mentales, appelées vasana.
Comment ces vasana se trouvent-elles dans le mental ?
Parcequ'elles sont subtiles.
De même que l'arbre est contenu, à l'état potentiel, dans la graine, ainsi le monde est contenu dans le mental.


On peut se dire aussi que si une graine est le produit d'un arbre, celui-ci à dû exister avant elle pour lui donner naissance et conclure que le monde a dû, lui aussi, exister à un moment ou un autre. Mais il n'en est pas ainsi.
Il a fallu plusieurs incarnations pour rassembler toutes les impressions qui se manifestent sous la forme actuelle.
Par conséquent, j'ai dû exister auparavant, de la même manière que j'existe maintenant !
Le chemin direct pour trouver une réponse consiste à chercher si le monde existe vraiment.
En admettant l'existence du monde, je dois admettre quelqu'un qui le voit et qui n'est autre que moi-même. Laissez-moi trouver "moi-même" de manière à ce que je connaisse la relation entre le monde et celui qui le voit.

Mais quand je cherche le Soi et demeure comme le Soi, il n'y a plusde monde à voir.
Quelle est alors la Réalité?
Seul celui qui voit est réel, et certainement pas le monde.

Ceci étant la vérité, l'homme n'en continue pas moins de discuter en se basant sur la réalité du monde.
Qui donc lui a demandé de plaider la cause du monde?
Le Yoga-vasishtha définit clairement la Libération comme étant l'abandon du faux pour demeurer en tant qu'Etre."




Par Sililia - Publié dans : ENSEIGNEMENT
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Dimanche 2 novembre 2008 7 02 /11 /Nov /2008 12:01
La renommée de Shri Ramana allait bien au delà des frontières.
Des milliers de visiteurs désiraient recevoir son darshan ;


Les uns venaient un court moment, d'autres pour un séjour prolongé.
Les uns plaçaient leurs souffrances à ses pieds, d'autres cherchaient à clarifier
leurs doutes, et d'autres enfin à être guidés dans leur quête spirituelle.
Mais, au fond, tous cherchaient la même chose :
la paix de l'esprit.
"La grâce est toujours là,
 disait le Maharshi,
le récipient avec lequel vous venez se remplit suivant sa capacité".
Nombreux étaient ceux qui partaient soulagés de leur fardeau, le coeur empli de grâce.

 
Les visiteurs étaient variés, du simple paysan jus qu'au maharajah,
de l'illetré jusqu'à l'intellectuel,
des hindous orthodoxes, des occidentaux, tous se prosternaient
devant le Sage, qui assis sur son sofa, jour et nuit dans la même pièce
et disponible à tout heure, recevait tout le monde avec le même respect, la même attention.
 
Cette attention, il la portait aussi aux animaux et aux plantes, au point de provoquer la jalousie chez ses fidèles.
Comparable à Saint François d'Assise, Shri Bhagavan avait le don de communiquer avec eux,
singes, oiseaux, vaches, paons et chiens......
Tous cherchaient sa compagnie et avaient le privilège de s'approcher de lui, d'être caressés ou nourris par lui.

 
Sa simplicité et son sens de l'égalité étaient légendaires.
Bien que vénéré comme un dieu incarné, il refusait tout traitement priviligié
et cela systématiquement, que le motif fut caché ou ouvertement déclaré.
Tous les dons devaient être partagés, sinon il ne les acceptait pas
Par Sililia - Publié dans : LES EPISODES DE SA VIE
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Samedi 1 novembre 2008 6 01 /11 /Nov /2008 02:24

  Ce fut le début de l'ashram de Shri Ramana (Shri Ramanasramam)



A cette époque, les disciples avaient le privilège de vivre auprès du Maître et de partager toutes les activités quotidiennes avec lui.
Dans ce cercle intime autour de Bhagavan - ils n'étaient que quatre ou six à résider à l'ashram -, ils pouvaient pleinement profiter de sa présence et de son enseignement. Ils acompagnaient régulièrement Bhagavan quand celui-ci faisait le tour de la montagne,



 se levaient à 3 heures du matin pour participer avec lui aux tâches de la cuisine ou restaient simplement, parfois des nuits entières, assis en sa présence.
A mesure que le nombre de fidèles augmentait, l'ashram grandissait.







Les donations permettaient de construire des bâtiments, cuisine, salle à manger, des pavillons pour recevoir les fidèles et les visiteurs occasionnels, une école pour les études des Véda et un temple au-dessus de la tombe de la mère, temple qui fut consacré en 1949.



Ramana avait déjà clarifié que le corps(l'organisme) d'un illumini étant un temple de Dieu devrait être enterré sans adoré et pas l'incinéré
Le matin suivant, le corps(l'organisme) de la mère a été pris à l'emplacement présent du Sri Lanka Ramanasramam et la consécration a été faite sous les conseils de Ramana conformément aux rituels prescrits par le sage Tirumular. Un Linga a été installé sur le sommet du samadhi et nommé Matrubhuteswara (la Mère qui était devenue Dieu). De l'adoration alors régulière offre à ce lieu saint samadhi





Matrubhuteswara Temple



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Samedi 1 novembre 2008 6 01 /11 /Nov /2008 00:58

  En 1917, Ganapati Muni

et ses disciples posèrent un certain nombre de questions au Maharshi. Puis, le Muni versifia les questions et les réponses en sanskrit et les réunit dans un ouvrage intitulé ;
Shri Ramana-Gîtâ.
Ce fut le certainement le contact avec Ganapati Muni qui fit si rapidement progresser les connaissances du Maharshi en sanskrit.
Bien que Shri Ramana ait fait comprendre à sa mère lors de sa première visite que tout lien familial était désormais coupé, elle continua néanmoins à lui rendre visite.
En 1914, lors d'une de ses visites, elle tomba sérieusement malade. Ramana s'occupa d'elle avec grand soin et, quand son état devint critique, il composa un poème implorant son Père Arunachala de la guérir. C'est la seule prière connue qu'il ait jamais faite pour influencer le cours des évènements.
La prière fut exaucée et elle retourna chez elle.                    RAMANA ET SA MERE
En 1916, après la mort de son fils aîné et de son beau-frère, Alagammal quitta définitivement Madurai pour passer les dernières années de sa vie auprès de son fils ascète. Elle devint bientôt sa disciple fervente et Shri Bhagavan l'accepta comme membre de l'ashram.
Le nombre de visiteurs et de fidèles étant devenu trop important pour les ressources en eau de la grotte de Virupaksha, Shri Bhagavan s'installa, peu de temps après l'arrivée de sa mère, à Skandashram, un ermitage un peu plus haut sur la colline, près d'une source.
Ce fut le commencement d'une nouvelle vie d'ashram. Le lieu, entouré de manguiers et de cocotiers, était une oasis de fraîcheur. Les journées étaient ponctuées de chants, méditations, lectures en présence du Maître.
Après sa promenade du matin, Shri Bhagavan restait assis en silence, entouré de ses disciples. De temps à autre il répondait à leurs questions, clarifiait leurs doutes. L'atmosphère était calme et paisible. Les uns lisaient, les autres méditaient, tous enveloppés par la force émanant du Maître.
Sa mère cuisinait pour les membres de l'ashram et les visiteurs, dont le nombre ne cessait d'augmenter.                                                                                 SKANDASHRAM
La vie sur la montagne n'était pas facile pour elle.
Outre le manque de confort, elle recevait de son fils un entraînement spirituel sévère qui devait la préparer aux derniers instants de sa vie.
En 1920, elle commença de s'affaiblir et sa santé déclina. Shri Bhagavan ne cessa de lui prodiguer des soins pendant sa maladie et passa souvent la nuit entière auprès d'elle.
Puis la fin approcha.
Le 19 mai 1922, Shri Bhagavan alla dans sa chambre, s'assit à ses côtés et plaça la main droite sur sa poitrine, la main gauche sur sa tête.
Il resta ainsi toute la journée pendant que les disciples récitaient les Véda et chantaient l'Aksharamana-mâlai, un des hymnes à Arunachala composés par le Maharshi pendant ses années à la grotte de Virupaksha.
Vers 8 heures du soir, au milieu de ces chants sacrés, Alagammal quitta son corps. C'est par le toucher divin de Shri Bhagavan qu'elle s'absorba dans la Réalité suprême.


Son corps fut enterré au pied de la colline, Shri Ramana continuait à vivre à Skandashram avec quelques fidèles, mais descendait tous les jours visiter sa tombe.
Après six mois, il s'installa définitivement au pied de la montagne près du samadhi de sa mère





On A DÉCOUVERT UN PRINTEMPS ÉTERNEL
très près du temple fournissant l'eau abondante. L'expression de la joie sur cet événement propice Ganapati a composé le vers suivant :

Victoire à la Mère sainte de Maharshi
Victoire au Mahasamadhi de la Mère
Victoire au Linga consacré par les mains de Maharshi's!
Victoire aux Eaux Sacrées nouvelles.





première image, marche menant à Skandashram
image du milieu, cuisine utilisé par sa Mère
image du bas, groupe de fidèles avec Bhagavan et sa Mère

Quand Bhagavan vivait à skandashram, j'étais une fois seul avec lui, étant assis sur les marches menant jusqu'à l'Ashram, quand un homme est venu à la porte avec sa famille et s'est arrêté et m'a appelé.
Quand je suis allé, il m'a demandé de demander au Swami s'ils pourraient s'approcher de lui et recevoir son darshan. J'ai été étonné et dit :
" Pourquoi demandez-vous la permission ?"
 Et il a dit:  "Nous sommes des intouchables."
 J'ai dit à l'homme que la caste n'avait aucune signification avec Bhagavan et qu'ils seraient les bienvenus.
 et je me souviens bien, pendant environ dix minutes le regard gracieux de Bhagavan s'est arrêté sur cet intouchable et sa famille et combien de gens riches et notables se prosternent à ses pieds sans qu'ils leur accordent une telle grâce.
K.S.S RAMANADASA


Par Sililia - Publié dans : LES EPISODES DE SA VIE
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Jeudi 30 octobre 2008 4 30 /10 /Oct /2008 01:14

En 1903 vint à Tiruvannamalaï, pour la première fois, un grand érudit
nommé Ganapati Shastri ou Ganapati Muni.
GanapatiMuni-1
Il portait le titre de Kavyakantha (celui qui a la poésie dans la gorge)
et ses disciples l'appelaient Nayana (père).
Il visita le Brahmana Swami deux fois à la grotte Virupaksha.
Il revint en 1907, assailli de doutes sur ses propres pratiques
spirituelles.
 
arch-18_11
Il gravit la montagne, vit le Swami assis seul sur la véranda,
tomba à terre, s'aggripa à ses pieds et lui dit :
"Tout ce qu'on doit lire, je l'ai lu.
J'ai même compris entièrement les
Vedanta-shastra.
Je me suis livré à coeur joie au japa,
mais jusqu'à présent je n'ai pas compris ce qu'est le tapas.
C'est pourquoi je cherche refuge à vos pieds.
Je vous supplie de m'instruire sur la nature du tapas."
 
Le Swami le regarda pendant quinze minutes, puis, rompant
pour la première fois un silence de onze ans, il répondit :
 
"Lorsqu'on observe d'où s'élève la pensée "je"
le mental est absorbé dans cela. Voilà le tapas.
"Si en répétant un mantra, on porte son attention à la
source d'où provient le son de ce mantra,
le mantra est absorbé dans cela. Voilà le tapas."
 
Cette instruction emplit le coeur du savant d'une joie extatique.
Jamais dans un livre il n'avait trouvé un tel enseignement.
Enfin toutes ses années d'ascèse portaient leur fruit.
 
Apprenant que le nom de Swami était Venkataraman,
le Muni abrégea celui-ci en "Ramana" et proclama que
désormais le Brahmana Swami devait être connu dans
le monde entier sous le nom de
"Bhagavan Shri Ramana Maharshi".
Bhagavan signifiant "divin", Maharshi "grand sage".
 
Par Sililia - Publié dans : LES EPISODES DE SA VIE
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Dimanche 26 octobre 2008 7 26 /10 /Oct /2008 11:21


Entre-temps, Alagammal, la mère de Ramana, le coeur brisé par le départ de son fils supplia sa famille d'entreprendre des recherches. Après de nombreuses enquêtes, Venkataraman put être repéré. Un jour, son oncle vint le trouver et tenta de son mieux de le ramener auprès de sa famille, mais sans succès. Le jeune sage ne montra aucun intérêt pour le visiteur qui fut bien ému de le voir dans cet état : pas lavé, échevelé, les ongles très longs. Le swami resta assis sans bouger et sans dire un mot. L'oncle désappointé,
retourna à Madurai et rapporta la nouvelle à Alagammal.
 
Six mois plus tard, le Brahmana Swami avait abandonné le bosquet de manguiers et s'était installé à Pavalakunru, un petit temple sur un éperon de la collline d'Arunachala, lorsque sa mère, accompagnée de son fils aîné, vint peur après le trouver pour l'implorer de rentrer à la maison. Jour apès jour, les yeux en larmes, elle alla le voir et le supplia de revenir avec elle. Mais pour le jeune sage, il n'y avait pas de retour possible. Il resta immobile devant sa mère, sans répondre à ses supplications. Un jour, Alagammal éclata en sanglots.
Le jeune Swami se leva aussitôt et lui tourna le dos. Désespérée de son indifférence, elle demanda à un fidèle d'intervenir auprès de son fils. Celui-ci, pris de pitié tendit au Swami un morceau de papier et un crayon et le pria d'écrire à sa mère au moins quelques mots.


Le
Swami accepta et écrivit ce qui suit :
 
"Celui qui ordonne toutes choses contrôle le destin des êtres en accord avec leur prarabdhakarma. Tout ce qui est destiné à ne pas se produire ne se produira pas, quel que soit votre effort. Tout ce qui est destiné à se produire se produira, quel que soit votre effort pour l'empêcher. C'est une chose certaine. La meilleure conduite à suivre est donc de rester tranquille".
 
Sa mère désespérée retourna à Madurai.
Peu après le départ de sa mère et de son frère, le jeune Ramana quitta Pavalakunru et monta sur la colline.
Maintenant, le Swami ne se déplaçait plus sans être suivi par un groupe de fidèles.
Les années suivantes, jusqu'en 1922, il déménagea d'une grotte à l'autre.
"Il y a beaucoup de logis dans la maison de mon Père", disait-il.
La grotte qu'il choisit en premier et où il séjourna le plus longtemps était nommée Virupaksha, d'après le nom d'un saint qui y vivait jadis et qui y est enterré.


    
Virupaksha cave
(Ramana meditated here in 1899-1916)

 


















Pendant les premières années, Brahmana Swami continua à garder le silence ; il passait son temps en méditation, mais sa puissance rayonnante attirait déjà des foules. La plupart étaient des gens simples, des enfants et même des animaux. Les enfants s'asseyaient près de lui et le regardaient en silence, goûtant simplement la paix de sa personne. Et parfois, quand ils jouaient autour de lui, le Swami se joignait à eux dans leurs jeux.
Parmi ces gens simples il y avait des curieux, mais beaucoup venaient pour être réconfortés ou spirituellement guidés.
Echammal était de ceux-là. Son chagrin après la perte de son mari, de son fils et de sa fille la conduisit chez le sage et, grâce à sa compassion, sa douleur fut instantanément guérie.


Désormais, elle gravissait tous le jours la pente de la montagne jusqu'à la grotte pour apporter les repas au Swami et à tous ceux qui vivaient avec lui.


Après quelques temps, des savants et des chercheurs spirituels commencèrent, eux aussi, à être intéressés par le Swami. Ils apportaient des livres pour qu'il leur explique certains points, où venaient pour clarifier leurs doutes et poser des questions au sujet de leurs expériences spirituelles. Les solutions que le Swami leur proposait étaient simples et bésées sur sa propre expérience. Comme il observait toujours le silence, il ne répondait que par écrit. Ainsi le traité de Vichara-Sangraha provient des réponses que le Swami avait un jour écrites sur des bouts de papier et qu'un fidèle avait sérieusement conservées.                                              Echammal
 
Parmi ces chercheurs, il y avait Shivaprakasam Pillai. En 1902, il posa, à plusieurs reprises, quatorze questions auxquelles le Swami répondit en écrivant dans les sable et sur une ardoise. Dès la première rencontre Shivaprakasam Pillai posa la question
fondamentale :
"QUI SUIS-JE?"
Ces quatorze questions et réponses furent publiées vingt ans plus tard dans une brochure sous le titre NAN-YAR? (Qui suis-je?)
Nan Yar?
et représentant l'essence de l'enseignement du Maharshi. Celui-ci n'avait alors que 23 ans, mais le fond de son enseignement sur la Réalisation du Soi ne changera pas.

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Samedi 25 octobre 2008 6 25 /10 /Oct /2008 21:39

Le reste de ce que nous considérons comme sa vie, Ramana la mena exclusivement à Tiruvannamalai. Il passa les premiers mois dans les enceintes du grand temple, se soustraya à l'attention des curieux et des importuns en se réfugiant dans un sanctuaire souterrain, le Pathala Lingam


et fut très vite pris en charge par des sadhu qui veillaient sur lui et lui apportaient de la nourriture.
Les yeux fermés, il resta jour après jour, nuit après nuit absorbé dans la Réalité, complètement immobile.


TEMPLE DE GURUMURTAM
ET PALANISWAMI




 
Après six mois ainsi passés en différents lieux du grand temple, on lui suggéra de s'installer dans un petit temple tranquille, dans les environs de Tiruvannamalai, appelé Gurumurtam. Le Swami accepta et s'y rendit. Il commença à être connu sous le Brahmana Swami et à avoir des fidèles;
De plus en plus de pélerins et de curieux venaient le voir tandis qu'il restait toujours en silence et immobile, absorbé dans l'Infini.
Quelques temps après son arrivée à Gurumurtam, un sadhu nommé Palaniswami devint son serviteur et disciple pour les dix-sept années à venir

 
En mai 1898, après avoir séjourné environ un an à Gurumurtam, Le Brahamana Swami s'installa dans un bosquet de manguiers avoisinant. c'est là qu'il commença à acquérir la vaste érudition dont il fit preuve plus tard. Palaniswami avait pour habitude d'apporter des livres sur le Vedanta, mais comme il éprouvait des difficultés à les lire, le Swami vint à son aide, les lut et exposa à son disciple émerveillé l'essence de leur enseignement. Le sage par la clarté de son intelligence, ses facultés exceptionnelles de mémorisation et son expérience illuminatrice, non
seulement reconnaissait d'un seul regard leur sens, mais retenait facilement tout leur contenu. Plus tard, il lut d'autres livres pour d'autres fidèles et, sans rechercher l'érudition, devint érudit, de sorte qu'il pouvait répondre à toutes les questions traitant de sujets philosophiques et méthaphysiques, et cela en plusieurs langues.




En haut de l'image l'original  Adhyatma Ramayanam par Palanis et corrigé par Sri Bhagavan.



en bas de l'image, verger de mangues
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Vendredi 24 octobre 2008 5 24 /10 /Oct /2008 13:09
C'est en juillet 1896 que sa grande transformation eut lieu. Venkataraman était dans sa dix-septième année.
 
Plus tard, Shri Ramana décrivit lui-même ce qui se passa à cet instant : vidéo

"J'étais assis seul dans une pièce du premier étage, dans la maison de mon oncle. Comme d'habitude, ma santé était parfaite, mais seulement une peur violente de la mort me saisit sur laquelle on ne pouvait se tromper; J'eus la sensation que j'allais mourir. Il ne se passait rien dans mon corps qui pouvait expliquer cette sensation et je ne pouvais me l'expliquer moi-même. Je n'ai pas cherché à savoir si la peur était bien fondée. J'ai senti "je vais mourir" et aussitôt je me suis demandé ce qu'il fallait faire. Faire appel à des docteurs, la famille ou des amis ne m'importait peu. J'ai senti que je devais résoudre le problème moi-même, sur-le-champ.

    Pièce où il connut l'éveil                                                        
"Le choc causé par la peur me rendit aussitôt introspectif. Je me suis demandé : "Maintenant que la mort est là, qu'est-ce que cela signifie? Qu'est-ce qui meurt? C'est ce corps qui meurt."
Aussitôt j'ai mimé la scène de la mort. J'étendis mes membres en les tenant raides comme si la rigidité cadavérique s'était installée.
J'imitai la condition d'un cadavre pour donner un semblant de réalité à mon investigation.
Je retins ma respiration et serrai les lèvres pour qu'aucun son ne pût s'en échapper, pour que le mot "je" ou tout autre mot ne pût être prononcé.
Eh bien ! me disais-je, ce corps est mort. Tout rigide, il sera transporté au champ crématoire où il sera brûlé et réduit en cendres.
Mais, avec cette mort du corps, suis je mort moi-même? Ce corps est-il le "je" ?
Il est silencieux et inerte, mais je sens la pleine force de ma personnalité et même le son "je" en moi....., séparé du corps.
Ainsi "je" suis un esprit, quelque chose qui transcende le corps. Le coprs physique meurt, mais l'esprit qui le transcende ne peut être touché par la mort. Je suis donc l'esprit immortel".vidéo

"Tout cela n'était pas un simple processus intellectuel.
Tout jaillissait devant moi comme la vérité vivante que je percevais directement, presque sans raisonnement.
Le "je" était quelque chose de très réel, la seule chose réelle en cet état; et toute l'activité consciente en relation avec le corps était centrée sur lui.
Depuis cet instant, le "je" ou mon "Soi", par une fascination puissante, fut le foyer de toute mon attention.
La peur de la mort s'est évanouie instantatément et pour toujours. L'absorption dans le Soi s'est poursuivie dès lors jusqu'à ce jour.
D'autres pensées s'élèvent et disparaissent comme diverses notes de musique, mais le "je" demeure toujours comme la shruti, la note sous-jacente qui accompagne les autres notes et se confond avec elles. Que le corps soit occupé à parler, lire ou quoi que ce soit d'autre, j'étais toujours centré sur le "je".
Avant cette crise je n'avais pas de perception claire du "je" et je n'étais pas attiré consciemment vers lui. Je ne ressentais pour lui aucun intérêt directement perceptible ; encore moins la tendance à demeurer en lui d'une manière permanente."

 Six semaines s'écoulèrent ainsi, lorsqu'un jour, alors que Venkataraman était entrain de faire ses devoirs, la futilité du travail scolaire le frappa soudainement.
Il repoussa ses papiers et s'abandonna à la méditation.
Son frère le voyant ainsi lui dit :
" A quoi bon retenir tout ceci pour quelqu'un qui se comporte comme toi?"
Venkataramn reconnut la justesse de cette remarque et décida d'abandonner sur-le-champ son foyer familial à Madurai pour rejoindre son Père Arunachala.

Pensant que le voyage ne coûterait pas plus de trois roupies, il rendit deux des cinq roupies que sa tante lui avait confiées pour payer les frais de scolarité de son frère, écrivit une lettre, la plaça en évidence et partit pour la gare.
C'était le 29 août.
                                                                                                      original                          


Voici le contenu de cette lettre:

"Je suis parti d'ici à la recherche de mon Père et en obéissant à son ordre.
C'est une entreprise vertueuse que celui-là entreprend. Il est donc inutile de s'en attrister et de dépenser
de l'argent pour rechercher celui-là.
Les frais de scolarité n'ont pas été payés. Ci-joint deux roupies."

La lettre n'était signée que d'un simple trait. (1)

(1) Le fait que Venkataraman utilise ici la troisième personne indique l'état d'esprit dans lequel il partait.
La lettre commence avec le "je" personnel, passe au "celui-là" impersonnel (le corps) et est laissée enfin sans signature, la personne pour la signer n'existant plus.)


Après un voyage plein d'imprévus, laissant deviner l'intention d'une force le conduisant vers son but, il arriva enfin  le matin du 1er septembre au pied de son Pere Arunachala. D'un pas rapide et le coeur battant, il se dirigea vers le grand temple. Toutes les portes étaient ouvertes, même celles du sanctuaire d'Arunachaleshvara et, chose étrange, il n'y avait personne, pas même un prêtre, de sorte que Venkataraman pu y entrer seul........ et demeurer longtemps en extase devant son Père.

                                                   
                                    

LE TEMPLE D'ARUNACHALESHWARA

ou LA GLOIRE DU SEIGNEUR SHIVA



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Jeudi 23 octobre 2008 4 23 /10 /Oct /2008 19:20


A environ 50 km au sud de Madurai, dans le Sud de l'Inde, se trouve une petite ville nommée Tiruchuli, connue surtout des pélerins pour son temple de Shiva
C'est là que vivaient Sundaram Iyer, un avocat, et sa femme, Alagammal.
Le 30 décembre 1879 a 1 heure du matin, leur naquit un deuxième fils qui fut nommé Venkataraman, et qui sera plus tard connu sous le nom de Ramana Maharshi.
C'était un jour favorable, le jour où les adorateurs de Shiva célébraient l'Ardradarshana, la fête qui commémore l'apparition de Shiva en tant que Nataraja, le danseur cosmique.
Ce jour-là, son image est sortie du temple et portée en procession dans les rues de la petite ville.
Au moment précis où la statue retournait dans le temple, Venkataraman naquit.
Parmi les personnes présentes cette nuit-là, il y avait une sage-femme aveugle.
Au moment de la naissance, elle fut bénie par la vision d'une lumière et s'exclama :
L'enfant qui est né dans votre maison est sûrement un être divin!".

 Rien ne le distinguait de ses camarades hormis deux particularités : une mémoire exceptionnelle et un sommeil si profond que rien ne pouvait le réveiller.
Ses camarades profitaient souvent de cette situation ; ils s'amusaient à le sortir de son lit, à le frapper à coeur joie, à le transporter d'un endroit à un autre et à le remettre dans son lit sans que le jeune Venkataraman se réveille. Il ne s'apercevait de rien jusqu'à ce que ses camarades, à son réveil, lui fassent part de ce qui s'était passé.

 En 1892, à l'âge de 12 ans, Venkataraman perdit son père.



La mère et ses quatre enfants furent obligés de se séparer.


Venkataraman et son frère ainé furent accueillis par un oncle à Madurai. Celui-ci l'envoya d'abord à l'école secondaire écossaise, puis à l'école supérieure de la mission américaine



L'enfance de Venkataraman ne laissait en rien entrevoir un avenir exceptionnel, ni sur le plan mondain ni sur le plan religieux.
C'était un garçon intelligent, mais qui montrait peu d'intérêt pour les études. De constitution robuste et saine, il était plutôt épris de sport et des jeux de plein air.
 

  En 1895, lorsque Venkataraman eut 15 ans, l'appel d'Arunachala se fit entendre pour la première fois.
Bien que né dans une famille de brahmanes traditionnelle et pieuse, le jeune écolier n'avait pas reçu d'instruction religieuse.
son père, sa mère




Pour lui, Arunachala n'était que la vague représentation d'un endroit mythologique ou d'une région céleste
Jusqu'au jour où un ami de la famille vint en visite.
Venkataraman lui demanda d'où il venait et l'ami répondit : d'"Arunachala." L'effet fut magique.
Le nom "Arunachala" se mit à vibrer en lui et il devint pour la première fois conscient qu'Arunachala était un endroit réel, un endroit où l'on pouvait se rendre. Et son coeur fut empli de joie.










la maison de son père à Tiruchili en haut de l'image
une salle de classe à côté du temple Bhuminatha
sur fond vert un mot écrit de Bhagavan dans le livre d'un ami
quand il étudiait à Tiruchuli
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Mercredi 22 octobre 2008 3 22 /10 /Oct /2008 20:28
     Bhagavan Sri Ramana Maharshi
A l'âge de 16 ans, il fit l'expérience profonde du SOI sans jamais avoir reçu l'enseignement d'un gourou.
Il devint instantatément un sage qui, à partir de cet instant, demeura toujours conscient de son idendité avec l'absolu.
Les chercheurs de Vérité, ainsi que les innombrables visiteurs qui venaient le voir à la sainte montagne
Arunachala voyaient en lui un sage d'une pureté sans égale et qui incarnait la vérité éternelle des Upanishad.
Nombreux sont les témoignages de ceux qui se sentaient transformés en sa présence et ont eu un avant-goût de la félicité devant laquelle les plaisirs du monde s'effacent d'un seul coup.

Ramana Maharshi et la montagne Arunachala sont indissociables.


                                                          

Située en Inde du Sud, Arunachala est reconnue comme un des hauts lieux les plus sacrés de l'Inde. C'est là que Shri Ramana a vécu à partir de sa dix-septième année jusqu'à la fin de sa vie terrestre.

D'après les anciennes écritures, depuis le le tout début de la Création, les chercheurs de Vérité ont été attirés par les qualités mystiques de cette montagne et sa splendeur spirituelle ;
Vénérée comme Shiva même, le simple fait de penser à elle procure moksha, la délivrance,
Shri Ramana voyait en Arunachala le centre spirituel du monde.
Il l'adorait comme une manifestation de l'Etre suprême et lui a dédié plusieurs hymnes d'une ferveur exceptionnelle
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POURQUOI CE BLOG

    

Ce blog ne m'appartient pas, aucun droit d'auteur, aucune photo.
Il appartient au monde, à Ramana Maharshi, je ne fais que retransmettre son message, son enseignement tiré de livres de ses disciples de ceux qui l'ont connus
femme 2 et de leurs témoignages.


Il est ici toujours présent
 ce blog est juste là pour continuer à faire vivre son enseignement.
le gourou apparaît comme un sage qui continue de vivre dans le monde

 

REMERCIEMENTS

A toutes les personnes connues et inconnues qui ont vécu auprès de Bhagavan, ont pris des photos de Lui, recueilli et traduit ses paroles.

Remerciement à la direction de SHRI RAMANASRAMAM de garder cette atmosphère authentique.

PRESENTATION,

CITATION

 

Voici véritablement l'impression que ressent,

en présence du Maharshi,

le chercheur qui suit

la tradition védantique.


IL EST AU MILIEU DE NOUS.

NOUS LUI PRESENTONS

NOS SALUTATIONS.

 

 


"Au milieu de la caverne du coeur,
en forme de Moi, en forme de Soi,
unique et solitaire,
tout droit de soi à soi
le Brahman resplendit !
Pénètre toi-même en ce dedans,
ta pensée perçant jusqu'à sa source,
ton esprit plongé en soi,
souffle et sens au tréfonds recueillis,
tout de toi en toi fixé,
et là, simplement, sois!"

 

 


 

Découvrez la playlist FABRICE TONNELIER avec Fabrice Tonnellier

CITATION DU MAHARSHI


                                                                                                                   

"Vous n'êtes pas le corps, vous n'êtes pas le mental.
Vous êtes la pure conscience, le Soi.
Vous êtes présent en tout et partout.
Soyez conscient tout le temps, même pendant
que vous travaillez".



"Les visions et les sons mystiques qui peuvent se manifester au cours de la méditation doivent être considérés comme des distractions et des tentations. Jamais l'aspirant ne doit s'y laisser prendre."



 


"Les pieds réels de Bhagavan n'existent que dans le coeur du dévot.
S'aggriper incessamment à ces pieds est le vrai bonheur.
Vous serez déçu si vous vous agrippez à mes pieds de chair,
parce qu'un jour ce corps de chair disparaîtra.
Le culte le plus grand, c'est le culte des pieds
du Gourou qui sont en nous-mêmes."

RAMANA-RAM-33.jpg
Qui suis-je ?
Ramana Maharshi répétait sans cesse que cette question est essentielle. Si cette question fondamentale n’est pas résolue, comment voir clairement et discerner ce qui est de ce qui n’est pas?

Le Maharshi citait souvent le psaume 46:
 
“Reste tranquille et sache que Je suis Dieu”,
 où Dieu désigne l’état divin, et un passage de l’Ecclésiaste:
Il n’existe qu’un, il n’y a pas deux.
Il est seul et sans second.


Il n'y a ni passé ni avenir. Il n'y a que le présent.
Au moment où vous le viviez, hier était pour vous le présent.
Et quand vous le vivrez, demain sera également le présent.
C'est pourquoi l'expérience se produit seulement dans le présent,
et au-delà de l'expérience rien n'existe



LE « SOI » :


Le coeur du message spirituel de Sri Ramana est contenu dans ces courtes phrases :


« Si nous progressons, le monde progressera.
Tels que nous sommes ainsi est le monde.

Sans comprendre le Soi, à quoi bon comprendre le monde.
 Sans la connaissance de

l’Etre, la connaissance du monde est sans intérêt.
Plongez en vous-même et trouvez le

trésor caché là.
Ouvrez votre coeur
 et voyez le monde à travers les yeux du véritable Soi.

Déchirez les voiles
et contemplez la divine majesté de votre propre Soi. »



Les larmes du soleil par dolbi303

L’un des nombreux poèmes composé par Sri Ramana dit ceci :


« Lumière de la conscience qui tout embrasse,
 c’est en toi que se forme l’image de

l’univers, qu’elle y demeure et s’y dissout.
Mystère qui détient le miracle de la vérité,
tu
es le Soi intérieur, le « Je »vibrant dans le coeur.
 Coeur est ton nom o seigneur ! »

Cet état d’être unifié naît du silence mental
et engendre une paix immuable :
 « Celle-ci
ne peut régner seulement
lorsqu’il n’y a aucun dérangement du à la pensée »



 

Ramana maharshi on Mind

 

 

' Il règne dans une imperturbable omnipotence,

Baigné par la lumière de sa magnificence -

Aucun esprit, aucun intellect ne peut pénétrer

le mystère de son éternel état '

 

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CITATION


"Le mieux c'est de parler de coeur à coeur
et d'écouter de coeur à coeur."
C'est la meilleure forme
d'Upadesha

R.Maharshi

 



 

 



Ouvre l'oeil et regarde,


tu verras ton visage


dans tous les visages.

 

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Tends l'oreille et écoute,

Tu entendras ta propre voix dans toutes les voix.

      Khalil Gibran

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CHANT ENREGISTREE A L'ASHRAM

http://www.wat.tv/audio/arunachala-114e0_114e1_.html

Ramana-20Maharshi-20--2035-20217x295-20BW-copie-1



Observant la lune juste avant le lever du soleil, Shri Baghavan dit :
" Voyez la lune et aussi le nuage dans le ciel.
  Ils sont tous les deux aussi brillants.
  La lune ressemble à un tout petit nuage.
  Le mental du jnani est comparable à cette lune qui précède le lever du soleil.
  Il est présent mais ne brille pas de lui-même
."














Mon corps est-il « moi » ? Il est silencieux et inerte, mais je sens la pleine force de ma personnalité, et j'entends même la voix 
du « moi » au fond de mon être.
Je suis donc un esprit  qui transcende le corps.
Le corps meurt, mais l'esprit, transcendant le corps,
ne peut être touché par la mort.
Ce qui veut dire que je suis un esprit immortel.












"Dieu tout à la fois ressent et ne ressent pas plaisir et douleur"
dit le SHIVA PURANA


Il arrivait que Bhagavan pleure avec ses dévots lorsqu'ils étaient dans la peine.
Fréquemment, quand on récitait devant lui des chants émouvants,
ou quand il nous lisait lui-même des poèmes ou des textes extraits
de la vie ou des oeuvres de saints célèbres,
Bhagavan était si ému qu'il ne pouvait contenir ses larmes.
Quand le texte qu'il lisait ou expliquait comportait un passage particulièrement
émouvant, il lui était impossible de poursuivre sa lecture ;
submergé par l'émotion, il reposait le livre,
les yeux remplis de larmes et la gorge serrée.
Cela se produisit, par exemple, avec cette strophe de Tayumanavar :

Considérant que Tu es Terre et Ciel, dessinant Ton portrait sur la page de mon esprit,
et contemplant sans cesse cette image, je m'écrie :
"Ô mon Maître, mon Bien-Aimé, ne veux-Tu point m'étreindre et me considérer
identique à Toi-même ?"
Incapable de percevoir autre chose, mon coeur souffre comme sous le poids
d'une grande affliction, les larmes jaillissent de mes yeux,
et je reste figé, comme ceux qui sont plongés dans l'extase.



LA GRÂCE DU GURU EST TOUJOURS LA







Il  ne naît jamais, ni ne meurt ;
Ni ayant été,il ne cessera d'être.



Non-né, éternel, perpétuel, ancien,
Il n'est pas tué, lorsque le corps est tué.





"Ils disent que je vais mourir.
Mais je ne pars pas.
Où pourrais-je aller ? Je suis là"



"OU POURRAIS-JE ALLER ?"






La difficulté actuelle, c'est que l'homme s'imagine qu'il est l'auteur de ses actes. C'est une erreur.
C'est la Puissance supérieure qui fait toute chose; l'homme n'est qu'un instrument.
 S'il accepte cette position, il se libère de tous ses troubles;
sinon, il les favorise.

 

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Il est des sages ici-bas,

Rares et silencieux,

Qui peuvent manier,

Combiner les forces

Et qui les tirent sur la Terre

Comme d'autres combinent

Des sons pour un poème.

Peut-être sont-ils vraiment le Poète.

 

Leur existence est un mantra vivant

Qui précipite le Réel sur la Terre".

 

      ramana_maharshi.jpg

 

Jeune hindou, tu attiras les foules,
 dès ton âge de 16 ans.

                                                                               


 Pourquoi ?


Pourquoi les pélerins de maints pays
ont-ils afflué pour te rencontrer,
quelle que fût leur spiritualité ?



Et pourtant tu ne donnais rien, tu ne vendais rien.
Il y avait ta personne ; ta vision si claire, ton sourire ;
Tu étais Pure Réalité, au-delà de nos vicissitudes.



Tu fus aimé par les gens simples, par les petits enfants.
Les penseurs t'admirèrent.



A nous, tu apportas ta compréhension et la foi en Cela que tu incarnais.
Pas de miracles, pas de spectacles :
la seule Vérité, plus que divine. Eblouissante.



 

 

Bien des visiteurs en ont reconnu l'étincelle.

A la fin de 1950, ton vieux corps tout détérioré par la cruelle maladie fut rendu à la Terre.
Jamais une plainte ne vint déflorer ta sérénité.
"Où irais-je?" répondit-il à un visiteur qui déplorait l'imminence de ton trépas !

RAMANA-14.jpg

Tes aspects corporels ont disparu mais tu restes parmi nous.
C'est en ce sens que je me suis hasardée à présenter ci-après les témoignages d'autrui.


Arunachala-13.png  

L'homme de Lumière

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