UN OCEAN DE NECTAR

 

RAMANA MAHARSHI

le Maître du silence

Ramana Maharshi est un des plus grands sages et maîtres spirituels de l'Inde moderne. Il est venu pour transmettre l'ancienne Sagesse de l'Advaita-Vedanta sous une forme nouvelle, simple et claire, basée sur sa propre expérience, et a rendu accessible à l'homme d'aujourd'hui le jnana-marga, la voie de la connaissance.
Dimanche 2 mai 2010 7 02 /05 /Mai /2010 22:49

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Tout homme devrait agir sans croire

qu'il est lui-même

l'auteur de ses actes.

Ses activités se dérouleront toujours,

qu'il soit ou non pourvu d'ego.


Tout homme est venu au

monde, s'est manifesté, pour remplir une tâche

particulière.


Cette tâche sera accomplie, que l'homme se

considère ou non

comme étant l'auteur de ses actes.


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Dimanche 2 mai 2010 7 02 /05 /Mai /2010 12:56

 

Parlant à un visiteur, le Maharshi dit :


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"On vous dit que l'ego n'est pas votre vrai Moi ;

Si vous l'admettez, vous n'avez plus qu'à chercher et trouver ce qui EST votre vrai MOI, l'être réel dont l'ego n'est qu'une fausse apparence.

 

Pourquoi méditer sur "Je suis Cela" ?

 

Cela ne fait que donner à l'ego une vie nouvelle.

 

Par le fait même qu'on essaie d'éviter une pensée, on la fait venir.

Il faut chercher et trouver la source et la vérité de l'ego.

Il ne sert à rien de méditer sur lui, car la méditation se fait par le mental, et le Moi est hors de portée du mental.

 

Lorsqu'on recherche quelle est sa réalité, l'ego disparaît de lui-même ;

C'EST DONC LA METHODE DIRECTE.

 

Dans tous les autres procédés, l'ego est conservé ;

C'est pourquoi tant de doutes s'élèvent et la véritable question reste toujours à résoudre.

 

Tant que nous n'abordons pas cette question en face, l'ego n'aura pas de fin.

 

Alors pourquoi ne pas le faire immédiatement, sans passer par toutes ces autres méthodes ?

 

Tout ce qui, implicitement ou explicitement, suppose la réalité de l'ego nous écartera toujours davantage du but, c'est-à-dire de l'état sans ego, si nous n'y prenons pas garde.

 

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D'après les textes sacrés, dès que nous posséderons l'Être pur que nous sommes en réalité, nous constaterons en même temps que l'Être infiniment grand n'est autre que nous-même.

Nous aurons donc à la fois retrouvé notre véritable individualité, atteint la parfaite unité avec LUI, et obtenu la complète libération du désir et de la crainte.

 

Dans l'Ancien Testament, l'Eternel dit à Moïse :

 

"JE SUIS CE QUE JE SUIS",

 

et le Sage d'Arunâchala nous fait observer que c'est la seule phrase de la Bible qui soit imprimée en lettres majuscules.

 

Pour la recherche que nous enseigne le Maharshi, il n'est toutefois pas nécessaire d'avoir sur le Moi une croyance positive quelconque ;

Il suffit d'accepter son enseignement sur ce que le MOI n'est pas.

 

La recherche du Moi réel consiste à rassembler toutes les énergies du corps et de la pensée, en bannissant toutes idées étrangères, et à diriger toutes ces énergies en un seul faisceau, dans la résolution de trouver la réponse à cette question :

 

"QUI SUIS-JE" ?

 

La question peut aussi prendre la forme :

 

"D'où est ce que je viens ?"

 

La question : "Quis suis-je ?" signifie :

 

"Quelle est la vérité sur moi ?"

 

La question "D'où est-ce que je viens ? signifie :

 

Quelle est la source du sens du moi dans l'ego ?"

 

Dans cette recherche il faut entendre par "source"

non pas un aborigène dans le cours des temps, un ancêtre éloigné dans l'échelle de l'évolution, ou un être qui aurait existé avant la naissance de notre corps, mais la source actuelle.


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Le Maharshi décrit comme suit sa méthode de recherche :


"Tout comme celui qui plonge dans un lac pour y chercher un objet qui y est tombé, le chercheur doit plonger dans le coeur, résolu à trouver d'où vient le sens le l'ego, en retenant sa parole et son souffle vital". 


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Jeudi 29 avril 2010 4 29 /04 /Avr /2010 22:45

 

On peut vénérer la Réalité Absolue sous n'importe quel nom ou forme, ce n'est jamais qu'un moyen de Réaliser ce qui n'a ni nom ni forme.

 

 

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 Seule est Réalisation authentique celle au sein de laquelle on reconnaît sa parenté avec cette Réalité ;

on accède à la paix et on réalise son identité avec Elle.


La dualité sujet-objet et la triade voyant-vision-chose vue ne peuvent exister que sustentées par le Un. Si l'on se tourne au-dedans pour rechercher cette Réalité Unique, elles disparaissent. Ceux qui voient cela sont ceux qui contemplent la Sagesse. Ils ne connaissent pas le doute.


De quelle vérité parlent les Ecritures qui déclarent que si l'on voit le Soi, on voit Dieu ? Comment peut-on voir son propre Soi ? Si, puisqu"on" est un être unique, on ne peut voir son propre Soi, comment peut-on voir Dieu ? Seulement en s'offrant à Lui ainsi qu'une proie.


Le Divin éclaire le mental et brille en son sein. Il n'est qu'une façon de Le connaître au moyen du mental : retourner celui-ci au-dedans et le fixer dans le Divin.


RAMANA-20-copie-1.jpg Si l'on se demande : "Qui suis-je?" au sein du mental, le "je" individuel s'effondre, confus, dès qu'on atteint le Coeur et, aussitôt, la Réalité se manifeste d'elle-même, spontanément, en tant que "Je-Je". Bien qu'elle se révèle en tant que "Je", elle n'est pas l'ego, mais l'Être Parfait, le Soi Absolu.


Pour qui est immergé dans la Félicité du Soi, née de l'extinction de l'ego, que reste-t-il à accomplir ? Il n'est conscient que du seul Soi, et de rien d'autre. Qui peut comprendre son état ?


Bien que les Ecritures proclament "Tu es Cela !", c'est un signe patent de faiblesse mentale que de méditer "Je suis Cela, non pas ceci" , car vous êtes Cela éternellement. Ce qu'il convient de faire, c'est de rechercher ce que l'on est vraiment et de demeurer en tant que Cela.


Il est aussi ridicule d'affirmer : "Je n'ai pas réalisé le Soi" que de dire : "Je l'ai réalisé."

Y'aurait-il deux "soi" pour que l'un soit l'objet de la réalisation de

l'autre ? La vérité qu'il n'y a qu'un seul Soi est une expérience accessible à tous.


L'illusion née de l'ignorance fait que les hommes discutent au sujet de Son existence ou de Son inexistence, de Sa forme ou de Son absence de forme, de Sa non-dualité ou de Sa dualité, au lieu de reconnaître que Cela qui est toujours et, pour chacun, la réalité inhérente sise en son centre naturel du Coeur, et de s'y établir.


Tant que l'homme est celui qui fait, il récolte aussi les fruits de ses oeuvres, mais dès qu'il réalise le Soi en se demandant qui fait, le sentiment d'être l'auteur de ses actes s'évanouit et le triple karma prend fin. Cela est l'état d'éternelle Délivrance.


Les pensées de servitude et de Délivrance ne persistent qu'aussi longtemps qu'on se juge asservi. Quand on se demande :

"Qui est lié ?", le Soi est réalisé, éternellement accompli et éternellement libre. Quand cessent les pensées de servitude, les pensées de Délivrance peuvent-elles subsister ?


S'il est dit que la Délivrance est de trois sortes - avec forme, sans forme ou avec-et-sans forme -, alors laissez-moi vous dire que l'extinction de l'ego, qui demande laquelle de ces trois sortes est la bonne, constitue la seule authentique Délivrance.

 

 

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Samedi 24 avril 2010 6 24 /04 /Avr /2010 17:00

Citation Bhagavan :

 

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La pensée est une, et une seulement :


Comment pourrait-il y avoir un autre soi destiné à être vu ?


Chacun voit le Soi partout, mais sans en avoir conscience.


Quel dommage !


Mais qu'y faire ?


Si l'on abandonne la pensée

"Je suis ce corps",

tout ce qui est vu est uniquement le Soi.

 

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Mercredi 21 avril 2010 3 21 /04 /Avr /2010 18:38

Le mystère de l'acheminement vers

"La Pure Conscience" 

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L'Être individuel que tu appelles "Moi"

prenant sa forme de tourment

alors vint l'universelle Mâyâ.

Qui jamais dira Mâyâ

-et son vaste océan de misère-


Mâyâ, qui est corps, chair, sens, tout-pénétrant éther,

feu, air, eau, et terre.

et aussi collines, forêts, des monts visions immenses

-monts de rocs et monts subtils-`

qui aussi est oubli et mémoire

-vague après vague surgissante

battant d'assaut la créature,

porteuse de peine et de plaisir,

au gré des actions passées,

porteuse aussi de leurs remèdes

qu'on appelle croyances, religions, quête divine,

et des témoins et des sanctions qu'offrent les sciences,

bien expliquées par la logique,

-et toutes et tous plus nombreux que ne sont

les grains menus du sable sur la rive des mers.

 

Gerbe après gerbe, voici

la moisson des tourments sans nombre.

Comment les arracher, ensemble, tous, pour toujours,

comme si tu brîlais en un grand brasier

une montagne de camphre qui ne laisse point de cendre ?

Pour faire son miracle, afin de m'éclairer, 

la Grâce prit forme.

Forme mienne, comme mienne,

qui mange et dort, connaît joie et peine,

porte un nom, naquit quelque part,

-parut la Grâce-

parut le Gourou silencieux

comme le daim placé par le chasseur

pour attirer un de sa race, 

      19.jpg

Et réclama son corps, ce que j'avais,

tenais et ma vie même,

et inlassable me dépouilla

"tu n'es membres, ni intelligence, ni leurs attributs,

ni aucun d'eux, ni tous ensemble,

ignorance, ni savoir, ni corps.

Tu es pure conscience

entière comme cristal et libre comme cristal

mais réfléchissant, pour qui regarde le décor ;

tandis que Je suis, Moi, ton être intérieur

te révélant la vérité

car j'ai su que tu es mûr pour elle".

 

Si tu veux l'atteindre, la Conscience qui

est Béatitude et Eternité

-coeur même de chacun et de tous,

demeure profonde, demeure intime de ta fraîcheur,

Ô Grâce -

écoute, je te dis la route.

Atteins-le, ce coeur même, ce pur coeur,

et qu'il soit à jamais ta demeure !

Que l'épaisse ignorance pour toi se dissipe !

Que tombent tes chaînes !"

Ainsi dispensant

la connaissance vraie du Silence unique

de toutes limites destructeur

et où ne sont

méditation, ni ego, ni espace, ni temps,

ni direction, ni association, ni élimination,

ni différenciation, ni expression,

ni nuit, ni jour,

ni fin, ni commencement, ni milieu,

ni intérieur, ni extérieur,

ni composé d'aucune de ces choses.

 

Il dit encore, le Gourou en silence,

que ces choses une fois disparues,

"Cela" qui demeure, cela n'est pas vide,

que c'est l'Être vrai éternel

que les mots ne savent exprimer,

le tout-embrassant Réel,

qui a dévoré l'ignorance comme le jour dévore la nuit

-métamorphosant l'être en lui-même-

en silence Il luit lumineux de sa propre lumière.

 

Parce qu'Il s'est révélé, nul ne peut paraître,

et tout autre soudain s'éteint

comme le camphre qui finit de brûler sans laisser de lueur

et Il luit par delà qui voit

et par delà qui sait

et par delà le savoir et ce qui est à savoir.

Mais qui peut Le dire ?

en quels mots ? et à qui ?

 

Ils l'ont vu, les rois Janaka, et Souraka,

et d'autres qui demeurèrent comme l'abeille ivre de miel.

La bénédiction du Gourou m'aide à l'atteindre !

Je ne prendrai de repos

que je ne l'aie trouvé

-Nirvika Samâdhi, Félcicité sans limites

que seule la Grâce donne. 

   IMG_6565-lampe1.jpg    

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Samedi 17 avril 2010 6 17 /04 /Avr /2010 22:17


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Lorsque je suis engagé dans la recherche de la source d'où jaillit

le "Je", j'arrive à un état de tranquillité mentale au delà duquel

je suis incapable de progresser.

Je n'ai aucune pensée, d'aucune sorte, et il n'y a plus rien que le vide. Une douce lueur filtre, et je sens que c'est

mon "moi" dégagé de son corps.

Je n'ai alors ni connaissance, ni vision d'un corps ou d'une forme.


L'expérience dure presque une demi-heure et c'est agréable.

Aurais-je tort de croire que, afin de s'assurer une félicité éternelle (libération, salut, ou quel que soit le nom que l'on donne à cet état), il suffit de continuer la pratique de cet exercice, jusqu'à ce que l'expérience puisse être poursuivie pendant des heures, des jours, des mois.....

 

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RAMANA MAHARSHI :


Ceci ne signifie pas du tout que la libération soit atteinte.

Un tel état a pour nom "Manolaya" ou "immobilité momentanée de la pensée".


Manolaya, c'est la concentration, le fait d'arrêter temporairement les vagues de pensées ; dès que cesse cette concentration, les pensées anciennes et nouvelles font irruption, comme de coutume, et en admettant même que cet assoupissement du mental puisse être maintenu pendant mille ans, cela ne conduirait cependant jamais personne à la totale destruction de la pensée, destruction qui est ce que l'on appelle le "salut" ou la "libération des naissances et des morts".


Le sâdhak doit donc se tenir toujours sur le qui vive et chercher en lui-même "qui" a cette expérience, "qui" en éprouve le caractère agréable.


Faute de se livrer à cette enquête incessante, il tombera dans une sorte de longue transe ou dans un sommeil profond (yoga-nidrâ).

De plus, à ce stade d'entraînement spirituel, le manque d'un guide averti et compétent a fait que de nombreux sâdhaks se sont fourvoyés, victimes d'une fausse conception de la "libération".


Quelques uns d'entre eux seulement ont pu atteindre le but sains et saufs, soit en raison d'actes méritoires accomplis dans des vies antérieures, soit qu'ils aient bénéficié d'une grâce exceptionnelle.


Depuis de très longues années, un yogin se livrait à des exercices de mortification (tapas) sur les rives du Gange. Quand il fut parvenu à un haut degré de concentration, il crut, lui aussi, que se maintenir dans cet état pendant des laps de temps prolongés représentait la libération, et il s'adonna à cet exercice.


Un jour, avant d'entrer en profonde concentration (nishthâ), il se sentit altéré et demanda à un disciple d'aller lui chercher un peu d'eau du Gange. Mais avant le retour du disciple, le sage était tombé dans un sommeil profond où il resta pendant d'innombrables années. Quand il s'éveilla, la première chose qu'il réclama fut :

"de l'eau.... de l'eau !", mais le disciple, et aussi le Gange,

avaient disparu de l'horizon.


La première chose qu'il demanda fut "de l'eau !" parce qu'au moment d'entrer en concentration, la pensée de l'eau était à la surface de son mental, et que la concentration, aussi profonde et prolongée qu'elle fût, n'avait eu d'autre effet que d'assoupir momentanément ses pensées. Donc, au moment où il reprit conscience, cette pensée à la surface du mental jaillit avec la rapidité et la violence d'une inondation.


S'il en est ainsi lorsqu'il s'agit d'une pensée qui avait pris forme juste avant que le sage ne se mît à méditer, il ne fait aucun doute que des pensées depuis longtemps enracinées ne seront pas annihilées.


Si annihilation de la pensée est libération, peut-on alors prétendre avoir ainsi atteint la libération ?


Les sâdhaks comprennent rarement la différence entre ce calme passager du mental, manolaya, et la destruction définitive des pensées (manonasha).


Dans la manolaya, il se produit un apaisement des pensées, qui, malgré son caractère temporaire, peut se prolonger mille ans.


Les pensées qui se trouvent ainsi immobilisées temporairement se remettent en mouvement dès que cesse manolaya.

L'on doit donc surveiller de très près son progrès spirituel, et ne pas se laisser prendre au charme de cette immobilité de pensée ; dès qu'on y arrive, l'on doit ranimer la conscience et chercher en soi-même "qui" éprouve cette immobilité.


Tout en empêchant les pensées de faire intrusion, l'on ne doit pas se laisser aller à ce sommeil profond, yoganidrâ, auto-hynoptisme.


Bien que ce soit un signe certain de progression vers le but, c'est aussi là que se place le point de divergence entre la route de libération et la yoganidrâ. Le chemin facile, la voie directe, plus encore, le raccourci peut-être le plus bref vers la libération,

est la méthode de la "Recherche".


Par une telle recherche, vous dirigerez la force de pensée toujours plus profond, jusqu'à ce qu'elle atteigne sa source et s'y immerge. C'est alors que vous obtiendrez cette réponse intérieure ; vous découvrirez que là est le repos détruisant toutes pensées une fois pour toutes.


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Ce calme momentanée de pensée se produit automatiquement pendant le cours normal d'un entraînement spirituel, et c'est un signe certain de progrès. Mais le danger réside dans l'erreur que l'on fait en prenant cet état pour le but final de la recherche spirituel. C'est là que l'on se fourvoie gravement, et c'est le moment précis où un guide spirituel est nécessaire pour éviter au sâdhak une grande perte de temps et une dépense d'énergie qui,

dans un tel cas, serait stérile et perdue.

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Mercredi 14 avril 2010 3 14 /04 /Avr /2010 22:04


VERSETS DU VIVEKA CHÛDÂMANI

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DE SHANKARÂCHÂRYA

 

01

 

Des moyens de libération

Bhakti est le plus puissant

- L'Amour -

Qui est, le sais-tu ?

La recherche en toi, la découverte en toi.


02

 

En vérité le Divin

est au dedans de toi,

Être suprême, félicité intérieure éternelle.

Il est, il demeure, il ne passe,

sans second, indivisible,

splendeur de conscience absolue,

témoin de l'intelligence,

au delà du réel et du non-réel,

le Divin - l'être vrai en toute créature.


03

 

Cela - Paramâtman -

Cela, qui est par delà le réel et le non-réel,

sa nature est pure connaissance 

Il est lumière au dedans de l'être,

montrant les phénomènes

présents et à venir,

distinct pourtant de prakriti aux mouvantes formes.

Sache qu'il est ton être, sens qu'il est ton être,

que tu dormes ou que tu rêves ou que tu veilles,

de ton intelligence seulement le témoin.


04

 

Lumière constante au dedans de toi

- et au dedans de tous -

ton être intérieur éternel

se manifeste en toi, vois le en toi,

quand tu dors et quand tu rêves et quand tu veilles,

Il est en toi, témoin qui regarde

ces formes nombreuses, ces formes changeantes.

Principe de ton être, depuis

"Je", pensée racine,

sens-le aussi comme Eternité, Béatitude et Conscience,

en ton coeur réalise Cela

qui est ton être.


05

 

Avec ta pensée bien réglée

et ton intellect pur et clair

réalise Cela - ton Atman -

et dis "moi", c'est Cela"

franchissant ainsi Samsâra,

océan insondable, océan sans limites

des morts et des renaissances.

Et alors connais la joie

d'avoir atteint ta propre essence,

et à jamais ainsi demeure

- Brahman même.


06

 

Cela, de tout le témoin,

Cela à soi sa lumière,

dans la graine de l'intellect

toujours luit.

Le sachant par delà le réel

et par delà le non-réel,

faisant de lui ton but suprême

atteins-le d'un effort sans trêve

sachant que rien autre rien n'autre n'est toi.


07

 

Subtil est Paramâtman,

le grossier ne peut le saisir.

Peut l'atteindre le vertueux, le pur,

en cette paix transcendante

que donne l'attentive ferveur.

 

08

 

Quand se fond ainsi en Brahman

d'un effort constant façonnée l'intelligence,

la paix ainsi venue en toi

- Savikalpa Samâdhi -

d'elle même franchit ses limites

et devient suprême conscience

- Nirvikalpa Samâdhi- fin souveraine,

là où n'est plus "toi et moi"

là où n'est plus rien que l'Un.


09

 

Samâdhi, joie essentielle, qui tranche

les racines et les branches

de l'arbre mental avec ses formes

et ses tendances

et les actions par elles causées,

Samâdhi devenu manifestation spontanée

de l'Être réel unique à jamais

au dedans de toi et hors de toi et alentour.

 

10

 

Brahman, le Réel, l'Unique,

est au coeur même, au coeur profond des créatures,

par delà les phénomènes

manifestés et non manifestés.

Qui demeure en son propre coeur devenu Cela

est libéré des renaissances

 

 

Vivéka-Chûdâmani littéralement

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"le suprême joyau de la discrimination"

fait partie des grands rédigés du philosophe et mystique indien

Adi Shankara 

 

 


 Ce dernier se compose de cinq cent quatre-vingt versets rédigés en sanskrit. Il traite de la non-dualité propre à la philosophie de l'Advaïta-Védânta qui est une des écoles philosophiques hindouistes la mieux connue du Védanta.

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Mardi 13 avril 2010 2 13 /04 /Avr /2010 20:20

 

QUESTION :

 

Je suis un pécheur !

 

RAMANA : RAMANA-18.jpg

 

Pourquoi penser cela ? Vous êtes à juste titre remis entre les mains de Dieu; vous avez foi en Lui. Il veillera sur vous.


Si vos désirs sont exaucés, n'en soyez pas transportés de joie.


Si vous êtes frustrés, n'éprouvez aucune déception.


Les transports de joie peuvent être dangereux ;

il faut les maîtriser.


La joie peut toujours déboucher sur la douleur.


Quoi qu'il arrive, vous êtes toujours égal à vous-même, rien ne vous touche réellement.


La maîtrise des désirs et la méditation vont de pair.

Il faut mener de front ces deux disciplines.


Abhyasa et vairagya procurent les résultats recherchés.

Vairagya consiste à empêcher l'esprit de vagabonder à l'extérieur ;

Abhyasa consiste à l'intérioriser.

C'est un combat de chaque instant.

La méditation conduit à la victoire.


Le fait de se dire ignorant est un signe de sagesse ;

cela facilitera l'élimination de l'ignorance.


Est-il vraiment fou celui qui se dit fou ?


"Fais silence et sache que je suis Dieu".


Dès que l'on essaie d'obéir à cette injonction, cela déclenche une guerre permanente avec les tendances innées, les habitudes solidement enracinées.


Toute discussion d'ordre métaphysique est sans intérêt si elle ne nous amène pas à chercher en nous

la véritable Réalité.

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Dimanche 11 avril 2010 7 11 /04 /Avr /2010 21:33

 

QUESTION :


Nous sommes ignorants. Dites nous comment il faut faire pour traverser cet océan d'illusion.


RAMANA : (Le Maharshi resta silencieux)

              Une demi-heure plus tard, l'homme répéta sa question,

              et Maharshi dit :


"Vous savez, dites-vous, que vous êtes ignorants.

En fait, vous êtes celui qui connaît toutes choses !


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Et vous dites que vous ne savez rien !


En réalisant l'Un, nous connaissons tous les dieux.


La conscience du Soi est l'état normal ;

notre condition actuelle est un état anormal.


Nous croyons qu'il nous faut progresser vers un certain état de perfection, alors que nous sommes déjà parfaits ;

seulement cette perfection se trouve recouverte par des couches de pensées et par le monde objectif.

On dit qu'il faut atteindre la supra-conscience.

Rien n'est plus faux.


Le Soi est notre état de conscience normal ; nous nous imaginons qu'il faut progresser pour l'atteindre alors que nous sommes toujours en lui.

Mais notre attention est accaparée par les objets et les pensées.


Tout ce qui peut s'atteindre ne saurait être la Réalité, ni la Vérité.

Nous sommes déjà la Réalité, la Vérité.


J'ignore pourquoi je suis venu ici ;

je fus littéralement fasciné par ce lieu.

 

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Mais quand on réalise le "Voyant", il n'y a plus rien à voir, plus aucun endroit qui nous semble attirant.

Celui qui perçoit, l'objet perçu et l'acte de percevoir ne font alors plus qu'un; cet Un qui est le substrat de toutes choses.


L'état de Réalisation est semblable

à une longue route toute droite ;

l'intellect et les sens ressemblent à une forêt vierge.

Nous sommes tous au milieu de cette forêt.

Il est difficile de parvenir à la grand-route,

mais une fois qu'on y est tout devient clair et facile.


C'est pourquoi je dis que la Réalisation est une chose facile."

 

Par Sililia - Publié dans : INSTRUCTIONS SPIRITUELLES - Communauté : SPIRITUALITE - SAGESSE
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Dimanche 11 avril 2010 7 11 /04 /Avr /2010 13:40

QUESTION :

 

L'investigation intérieure est-elle du domaine de l'intellect ou de l'intuition ?


RAMANA MAHARSHI

 

De l'intuition.


La véritable réponse à la question "Qui suis-je ? n'est pas le fruit d'une réflexion, mais de la disparition de toutes les pensées,

et du penseur lui-même.


RAMANA 3 


Considérez l'esprit.


Demeurez au-dessus de lui

Voyez que vous n'êtes pas l'esprit

et seul le Soi

demeurera.


Maîtriser l'esprit, c'est maîtriser toutes choses.


 Qu'est-ce qui voit ? Les yeux de chair ?

Non , c'est l'esprit.

Quand il regarde à travers les yeux , il voit ;

Quand il se retire, il ne voit plus rien.


Le doute, l'incertitude, est du domaine de l'esprit ou de l'intellect ; il n'existe plus dans cet état de perfection qu'est la Réalisation.


Quand on se demande si l'esprit existe, on s'aperçoit

qu'il n'existe pas. 

C'est cela la maîtrise de l'esprit.

Sinon on veut dire que l'esprit cherche à maîtriser l'esprit.

Ainsi il ne fait que prolonger sa vie et se tromper lui-même.


La quiétude mentale s'obtient pus facilement, mais le but ultime c'est l'anéantissement de l'esprit. La plupart des chemins conduisent uniquement à la quiétude mentale, tandis que l'investigation intérieure permet de dépasser rapidement ce stade et d'atteindre le second.


Découvrez d'où vient l'esprit ou bien qui éprouve cette quiétude mental.


QUESTION


Comment obtenir la paix ?

 

RAMANA


C'est l'état naturel.

L'esprit fait obstacle à cette paix.


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Cherchez ce qu'est l'esprit et il disparaîtra. Une fois qu'il est éliminé, ce qui demeure c'est vous. C'est donc une question de point de vue.

Voyez qui vous êtes et vous comprendrez toutes choses.

Vous vous êtes éloignés de vous-même et vous vous posez toutes sortes de questions.


C'est le même mental qui fonctionne à travers les cinq sens.

Les cinq sens sont animés par une certaine énergie ; leur activité a un commencement et une fin.

Il faut nécessairement un substrat sur lequel reposent ces activités, un substrat unique.


QUESTION


L'intellect a t-il une quelconque utilité ?

 

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Seulement dans la mesure où on le fond dans l'ego et où l'on fond l'ego dans le Soi.

Après la Réalisation, tout ce que l'intellect a amassé est jeté par-dessus bord, comme un fardeau inutile.

A qui appartient cet intellect ? A l'homme. L'intellect n'est qu'un instrument.


Oui, l'intellect peut, jusqu'à un certain point, rapprocher de la Réalisation. Mais pour atteindre le Soi, il lui faut disparaître.


Alors que seule existe l'unité, l'intellect donne naissance aux différences. Cependant l'intellect est une faculté du Soi.

Mais le principe sur lequel repose l'intellect ne peut-être connu de l'intellect.


La savoir est un puits sans fond. Vous essayez de résoudre vos problèmes sans rien connaître de celui-ci qui se pose ces problèmes.

Par contre, en vous saisissant de ce dernier, tous les problèmes disparaîtront.


L'intellect est un outil du Soi qui l'utilise pour appréhender la diversité.

En lui le Soi n'est pas absent. Comment les fruits de l'intellect pourraient-ils se manifester sans l'existence de leur graine ?


L'intellect c'est le corps astral ; il est constitué par l'agrégat d'un certainjh_019_bust.jpg nombres d'éléments. Le corps astral n'est pas autre chose.

Sans l'intellect les koshas ne peuvent être perçues.

Qui déclare qu'il existe cinq koshas ?

N'est-ce pas précisément l'intellect ?


Par Sililia - Publié dans : ENTRETIENS - Communauté : SPIRITUALITE - SAGESSE
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Samedi 10 avril 2010 6 10 /04 /Avr /2010 12:52

Voici comment le Maharshi expliquait ce qu'est la véritable soumission du moi :

 

portrait3.jpg


"Tout ce qui est nécessaire est que nous fassions notre soumission à la source de nous-mêmes.

il n'est pas nécessaire d'apporter de la confusion en appelant cette source Dieu et en supposant qu'elle est quelque part en dehors de nous.


Cette Source est en nous.


Et c'est à elle que nous devons faire notre soumission.


Cela revient à dire que nous devrions chercher cette Source, et, par la force même de cette recherche nous fondre en Elle.


La question "Où est la Source?" ne peut se poser que si l'on croit que le Moi est différent de la Source.


Si l'ego se fond dans la Source, il n'y a plus d'ego, plus d'âme individuelle, c'est-à-dire que le chercheur ne fait plus qu'un avec la Source.


Dans ces circonstances, quelle soumission

peut-il y'avoir ?


Qui se soumet à qui ?

Que reste-t-il à soumettre ?


Cette perte de l'individualité - qui d'ailleurs dès maintenant n'a aucune existence réelle -

est la dévotion, la sagesse et la recherche."

Par Sililia - Publié dans : ENSEIGNEMENT - Communauté : SPIRITUALITE - SAGESSE
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Vendredi 9 avril 2010 5 09 /04 /Avr /2010 23:34

Bhagavan on silence
http://blog.spiritual-teaching.com
Par Sililia - Publié dans : CITATIONS, PAROLES DU MAHARSHI
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Vendredi 9 avril 2010 5 09 /04 /Avr /2010 12:03

 

Nombreux furent les gens qui aimèrent le Maharshi et en furent aimés.


Henri Hartung, qui a quitté ce monde en 1988, fut un grand éducateur , un homme pur, un véridique.


HENRI-HARTUNG.jpg


Pendant quelques semaines, il fréquenta le Maharshi : rien ne fut dit entre les deux hommes ; mais ils se regardèrent.


Henri Hartung fut comme transfiguré par cet influx géant d'amour et de vérité.


Il fut de ceux, combien peu nombreux, qui rayonnèrent de Bien en notre monde.

Par Sililia - Publié dans : DISCIPLES, OU CEUX QUI L'ONT CONNUS
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Jeudi 8 avril 2010 4 08 /04 /Avr /2010 20:42

QUESTION :

 

Swâmî, dès que j'ai entendu votre nom,

j'ai eu un grand désir de vous voir.

Me voilà.

Comment ce grand désir m'est-il venu ?

 

PastedGraphic-11.jpg

 

BHAGAVAN :

 

Exactement comme votre corps vous est venu.


Par Sililia - Publié dans : UNE QUESTION-REPONSE
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Mercredi 7 avril 2010 3 07 /04 /Avr /2010 15:05

 

QUELLE EST LA PRATIQUE MENANT A LA DELIVRANCE ?


 

Le Soi et celui qui cherche à le réaliser, ne sont pas différents l'un de l'autre : il n'y a pas de chose à réaliser supérieure à Soi-même ;

réaliser Atman ou Brahman c'est réaliser le Soi ;

Ramana_Maharshi_190.jpg


donc que le chercheur distingue le réel de l'irréel, qu'il connaisse son propre être réel, au-delà du doute et de l'erreur, et qu'il demeure toujours inébranlable comme le vrai Soi ;


ceci est la pratique dans la Voie de la Connaissance ;


ceci est également appelé : investigation menant à la Réalisation du Soi.


UNE TELLE INVESTIGATION EST-ELLE PRATICABLE PAR TOUTES LES CLASSES DE CHERCHEUR ?


Seuls ceux qui sont qualifiés peuvent y recourir ;

les autres doivent s'adonner à d'autres méthodes qui leur sont adaptées.


QUELLES SONT LES AUTRES METHODES ?


a) Les Stuti (hymnes) : Le coeur fondant, chanter les gloires du Seigneur à coeur joie.


b) Le japa : Répéter les noms du Seigneur ou des syllabes sacrées, comme Om mentalement ou oralement.


Le mental est parfois en harmonie avec ses pratiques (a,b) et d'autres fois il ne l'est pas. Dans ce cas, l'invocateur n'est pas aisément averti des caprices du mental.


c) La Dhyâna : Ceci consiste en répétition mentale des syllabes sacrées avec représentation mentale (des formes et des actions divines), puisque le mental sert d'embouchoir, ses caprices sont aisément remarqués. Parcequ'il ne peut pas en même temps être en harmonie et être distrait, pendant qu'il est en dhyâna il ne peut pas être distrait et pendant qu'il est distrait il ne peut être en dhyâna.


Donc les pratiquants conscients de l'état du mental peuvent


23.jpg 

 

de temps en temps le détourner de son vagabondage vers la méditation et l'y établir. La méditation bien conduite mène finalement à la fixation dans le Réel.


La méditation s'accomplit dans la source extrêmement subtile du mental ; par conséquent son apparition et sa disparition deviennent immédiatement évidentes pour le pratiquant


d) Le Yoga : Le mental et le souffle ont la même source ; lorsque l'un disparaît l'autre disparaît aussi sans plus d'effort. Par le contrôle du souffle (prânâyâma) le souffle est retenu et ceci est nécessairement suivi de la sérénité du mental. Une telle pratique est appelé Yoga.


En fixant le mental sur quelqu'un des six centres, tel celui de la couronne de la tête (sahasrâra), les yogis peuvent demeurer, quelque temps, le mental au repos. Pendant cette durée ils semblent être dans la béatitude ; mais dès que le mental réapparaît, il reprend ses activités passées. Donc chaque fois que le mental veut s'évader il faut le tourner vers l'intérieur par la méditation ou l'investigation de sorte qu'il ne retourne pas du tout à son état antérieur.


e) Le Jnâna : Il consiste en une méditation ou une investigation ininterrompue de façon à fondre le mental dans le Soi et à annihiler son entité. L'annihilation du mental est l'état ultime où toutes les activités prennent fin.

Ceux qui réalisent un tel état ne peuvent jamais plus s'en évader.

 

Les termes "Silence" et "Non-agir"

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dénotent uniquement cet état.


 

Par Sililia - Publié dans : INSTRUCTIONS SPIRITUELLES
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POURQUOI CE BLOG

    

Ce blog ne m'appartient pas, aucun droit d'auteur, aucune photo.
Il appartient au monde, à Ramana Maharshi, je ne fais que retransmettre son message, son enseignement tiré de livres de ses disciples de ceux qui l'ont connus
femme 2 et de leurs témoignages.


Il est ici toujours présent
 ce blog est juste là pour continuer à faire vivre son enseignement.
le gourou apparaît comme un sage qui continue de vivre dans le monde

 

REMERCIEMENTS

A toutes les personnes connues et inconnues qui ont vécu auprès de Bhagavan, ont pris des photos de Lui, recueilli et traduit ses paroles.

Remerciement à la direction de SHRI RAMANASRAMAM de garder cette atmosphère authentique.

PRESENTATION,

CITATION

 

Voici véritablement l'impression que ressent,

en présence du Maharshi,

le chercheur qui suit

la tradition védantique.


IL EST AU MILIEU DE NOUS.

NOUS LUI PRESENTONS

NOS SALUTATIONS.

 

 


"Au milieu de la caverne du coeur,
en forme de Moi, en forme de Soi,
unique et solitaire,
tout droit de soi à soi
le Brahman resplendit !
Pénètre toi-même en ce dedans,
ta pensée perçant jusqu'à sa source,
ton esprit plongé en soi,
souffle et sens au tréfonds recueillis,
tout de toi en toi fixé,
et là, simplement, sois!"

 

 


 

Découvrez la playlist FABRICE TONNELIER avec Fabrice Tonnellier

CITATION DU MAHARSHI


                                                                                                                   

"Vous n'êtes pas le corps, vous n'êtes pas le mental.
Vous êtes la pure conscience, le Soi.
Vous êtes présent en tout et partout.
Soyez conscient tout le temps, même pendant
que vous travaillez".



"Les visions et les sons mystiques qui peuvent se manifester au cours de la méditation doivent être considérés comme des distractions et des tentations. Jamais l'aspirant ne doit s'y laisser prendre."



 


"Les pieds réels de Bhagavan n'existent que dans le coeur du dévot.
S'aggriper incessamment à ces pieds est le vrai bonheur.
Vous serez déçu si vous vous agrippez à mes pieds de chair,
parce qu'un jour ce corps de chair disparaîtra.
Le culte le plus grand, c'est le culte des pieds
du Gourou qui sont en nous-mêmes."

RAMANA-RAM-33.jpg
Qui suis-je ?
Ramana Maharshi répétait sans cesse que cette question est essentielle. Si cette question fondamentale n’est pas résolue, comment voir clairement et discerner ce qui est de ce qui n’est pas?

Le Maharshi citait souvent le psaume 46:
 
“Reste tranquille et sache que Je suis Dieu”,
 où Dieu désigne l’état divin, et un passage de l’Ecclésiaste:
Il n’existe qu’un, il n’y a pas deux.
Il est seul et sans second.


Il n'y a ni passé ni avenir. Il n'y a que le présent.
Au moment où vous le viviez, hier était pour vous le présent.
Et quand vous le vivrez, demain sera également le présent.
C'est pourquoi l'expérience se produit seulement dans le présent,
et au-delà de l'expérience rien n'existe



LE « SOI » :


Le coeur du message spirituel de Sri Ramana est contenu dans ces courtes phrases :


« Si nous progressons, le monde progressera.
Tels que nous sommes ainsi est le monde.

Sans comprendre le Soi, à quoi bon comprendre le monde.
 Sans la connaissance de

l’Etre, la connaissance du monde est sans intérêt.
Plongez en vous-même et trouvez le

trésor caché là.
Ouvrez votre coeur
 et voyez le monde à travers les yeux du véritable Soi.

Déchirez les voiles
et contemplez la divine majesté de votre propre Soi. »



Les larmes du soleil par dolbi303

L’un des nombreux poèmes composé par Sri Ramana dit ceci :


« Lumière de la conscience qui tout embrasse,
 c’est en toi que se forme l’image de

l’univers, qu’elle y demeure et s’y dissout.
Mystère qui détient le miracle de la vérité,
tu
es le Soi intérieur, le « Je »vibrant dans le coeur.
 Coeur est ton nom o seigneur ! »

Cet état d’être unifié naît du silence mental
et engendre une paix immuable :
 « Celle-ci
ne peut régner seulement
lorsqu’il n’y a aucun dérangement du à la pensée »



 

Ramana maharshi on Mind

 

 

' Il règne dans une imperturbable omnipotence,

Baigné par la lumière de sa magnificence -

Aucun esprit, aucun intellect ne peut pénétrer

le mystère de son éternel état '

 

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CITATION


"Le mieux c'est de parler de coeur à coeur
et d'écouter de coeur à coeur."
C'est la meilleure forme
d'Upadesha

R.Maharshi

 



 

 



Ouvre l'oeil et regarde,


tu verras ton visage


dans tous les visages.

 

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Tends l'oreille et écoute,

Tu entendras ta propre voix dans toutes les voix.

      Khalil Gibran

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CHANT ENREGISTREE A L'ASHRAM

http://www.wat.tv/audio/arunachala-114e0_114e1_.html

Ramana-20Maharshi-20--2035-20217x295-20BW-copie-1



Observant la lune juste avant le lever du soleil, Shri Baghavan dit :
" Voyez la lune et aussi le nuage dans le ciel.
  Ils sont tous les deux aussi brillants.
  La lune ressemble à un tout petit nuage.
  Le mental du jnani est comparable à cette lune qui précède le lever du soleil.
  Il est présent mais ne brille pas de lui-même
."














Mon corps est-il « moi » ? Il est silencieux et inerte, mais je sens la pleine force de ma personnalité, et j'entends même la voix 
du « moi » au fond de mon être.
Je suis donc un esprit  qui transcende le corps.
Le corps meurt, mais l'esprit, transcendant le corps,
ne peut être touché par la mort.
Ce qui veut dire que je suis un esprit immortel.












"Dieu tout à la fois ressent et ne ressent pas plaisir et douleur"
dit le SHIVA PURANA


Il arrivait que Bhagavan pleure avec ses dévots lorsqu'ils étaient dans la peine.
Fréquemment, quand on récitait devant lui des chants émouvants,
ou quand il nous lisait lui-même des poèmes ou des textes extraits
de la vie ou des oeuvres de saints célèbres,
Bhagavan était si ému qu'il ne pouvait contenir ses larmes.
Quand le texte qu'il lisait ou expliquait comportait un passage particulièrement
émouvant, il lui était impossible de poursuivre sa lecture ;
submergé par l'émotion, il reposait le livre,
les yeux remplis de larmes et la gorge serrée.
Cela se produisit, par exemple, avec cette strophe de Tayumanavar :

Considérant que Tu es Terre et Ciel, dessinant Ton portrait sur la page de mon esprit,
et contemplant sans cesse cette image, je m'écrie :
"Ô mon Maître, mon Bien-Aimé, ne veux-Tu point m'étreindre et me considérer
identique à Toi-même ?"
Incapable de percevoir autre chose, mon coeur souffre comme sous le poids
d'une grande affliction, les larmes jaillissent de mes yeux,
et je reste figé, comme ceux qui sont plongés dans l'extase.



LA GRÂCE DU GURU EST TOUJOURS LA







Il  ne naît jamais, ni ne meurt ;
Ni ayant été,il ne cessera d'être.



Non-né, éternel, perpétuel, ancien,
Il n'est pas tué, lorsque le corps est tué.





"Ils disent que je vais mourir.
Mais je ne pars pas.
Où pourrais-je aller ? Je suis là"



"OU POURRAIS-JE ALLER ?"






La difficulté actuelle, c'est que l'homme s'imagine qu'il est l'auteur de ses actes. C'est une erreur.
C'est la Puissance supérieure qui fait toute chose; l'homme n'est qu'un instrument.
 S'il accepte cette position, il se libère de tous ses troubles;
sinon, il les favorise.

 

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Il est des sages ici-bas,

Rares et silencieux,

Qui peuvent manier,

Combiner les forces

Et qui les tirent sur la Terre

Comme d'autres combinent

Des sons pour un poème.

Peut-être sont-ils vraiment le Poète.

 

Leur existence est un mantra vivant

Qui précipite le Réel sur la Terre".

 

      ramana_maharshi.jpg

 

Jeune hindou, tu attiras les foules,
 dès ton âge de 16 ans.

                                                                               


 Pourquoi ?


Pourquoi les pélerins de maints pays
ont-ils afflué pour te rencontrer,
quelle que fût leur spiritualité ?



Et pourtant tu ne donnais rien, tu ne vendais rien.
Il y avait ta personne ; ta vision si claire, ton sourire ;
Tu étais Pure Réalité, au-delà de nos vicissitudes.



Tu fus aimé par les gens simples, par les petits enfants.
Les penseurs t'admirèrent.



A nous, tu apportas ta compréhension et la foi en Cela que tu incarnais.
Pas de miracles, pas de spectacles :
la seule Vérité, plus que divine. Eblouissante.



 

 

Bien des visiteurs en ont reconnu l'étincelle.

A la fin de 1950, ton vieux corps tout détérioré par la cruelle maladie fut rendu à la Terre.
Jamais une plainte ne vint déflorer ta sérénité.
"Où irais-je?" répondit-il à un visiteur qui déplorait l'imminence de ton trépas !

RAMANA-14.jpg

Tes aspects corporels ont disparu mais tu restes parmi nous.
C'est en ce sens que je me suis hasardée à présenter ci-après les témoignages d'autrui.


Arunachala-13.png  

L'homme de Lumière

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